Processionnaire du Pin, x espèces dans le monde dont y en France,

 

Photo Thaumetoposea pityocampa

ordre: lépidoptère
famille: notodontidés


Les chenilles sont assez grandes: 7 cm environ, de couleur sombre, avec une raie médiane sur le dos orange et de longs poils blancs URTICANTS! La tête est noire est proeminante: on distingue bien les yeux. La reptation est rapide et agile. Les chenilles se suivent à la queue leu leu, elles sont reliées par un fil de soie sécrété par la première puis les suivantes. La première chenille secrète un fil, qui pend à sa lèvre sur lequel chacune file son propre fil: à la fin du cortège, un long fil de soie rayonne au soleil.

photo chenilles sur chemin

Ces chenilles vivent en colonnie qui peut dépasser la centaine d'individus.
On remarque la présence des ces chenilles par les énormes nids qu'elles bâtissent dans les arbres; les pins ont leur préférence. Les cocons ont la taille et la forme d'un ballon de rugby, d'un blanc éclatant à 5 ou 6 mètres du sol. Autour du nid: l'arbre est dénué d'épines, parfois même sur une grande surface; ce qui met en danger la vie de l'arbre hôte. Les chenilles commencent à construire le nid dès leur éclosion: elles ne cesseront de bâtir des cocons tout au long de leur croissance. Les chenilles vivent dans leur cocon le jour et en sortent la nuit pour se repaître des épines sur les branches alentours. La progression du chef de file, désigné au hasard il semble, est aléatoire. Mais la petite compagnie ne s'égare jamais grâce au fil de soie, qui sert de fil d'Ariane, pour retrouver le nid. Soudainement, la nuit ou le jour, la procession démarre et descend du nid pour explorer les alentours, jusqu'à 50 pas de distance de l'arbre. C'est à ce moment que l'on a la surprise de les rencontrer. On ignore le but de cette balade;  est-ce une mission de reconnaissance des lieux pour s'enfouir et se chrysalider?
Puis en novembre, gavées par leur repas, les chenilles tissent un cocon plus élaboré, plus blanc, pour enfin passer l'hiver. L'arbre peut respirer: son calvaire est fini jusqu'à l'année prochaine!!
Le seul prédateur connu de ces chenilles, rare car les poils qui recouvrent les chenilles sont urticants, est le coucou. Mais il n'y aura jamais assez de coucou pour manger toutes les chenilles, ainsi les chenilles ont encore de beaux jours devant elles! Sans compter que le coucou ne doit pas se satisfaire uniquement de ces bestioles oranges et noires. 

coucou

La chenille processionaire du pin a un cycle de développement annuel ou biannuel. C'est-à-dire que pour des chenilles s'enfouissant dans le sol pour se chrysalider, une grande partie de ces chenilles écloreront dès le mois de juillet, et une petite partie subira une diapause prolongée pour n'éclore que l'année suivante. En juillet de chaque année on voit donc un mélange d'individus de l'année dernière et d' il y a deux ans. Cela permet sans doute d'accroître les chances de survie des espèces.

Les oeufs sont pondus sur les bas rameaux des pins et sont semblables à des tubes bruns clairs enserrant la base de deux épines de pins. Les oeufs éclosent vers le 15 août. Les petites chenilles, voraces, s'attaquent déjà aux épines de pins et commencent à se rassembler pour fonder un nid et y  passer la journée. Donc, les chenilles grandissent et grossissent jusqu'en novembre pour paufiner leur hivernage puis elles descendent s'enterrer dans le sol où elles se chrysalideront. L'éclosion a donc lieu en juillet.

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